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Lire la biographie de Kate Bush...


Le cercle des poètes musiciens:

Catherine Bush de son véritable nom, naît le 30 Juillet 1958 à Bexleyheath dans le Kent, au sud-est de Londres. Elle passe son enfance dans une ancienne et vaste ferme à East Wickham, à l'exception de quelques mois vécus en Australie (entre 1963 et 1964) où ses parents pensaient émigrer. Sa famille est ouvert aux arts: Son père Robert Bush (décédé le 25 juillet 2008) est médecin mais joue volontiers du piano. Sa mère Hannah Bush (née en Irlande à Daly) chante des airs de son pays natale. John Carder Bush (son frère aîné) né en 1944 est un poète reconnu et publié depuis la fin des annèes 60. Ce dernier fait connaître à sa petite soeur la philosophie grecque et les oeuvres de Gurdjieff, qui l'influenceront plus tards dans ses chansons. Paddy Bush (son second frère) né en 1952, montre ses dons évident pour tous les instruments à cordes. A commencer par le violon, mais la petite Cathy n'y joue sans grande passion. Elle se penche plus vers le piano dont son père lui enseigne les rudiments pour qu'elle accompagne son frère Paddy. Cathy se met aussitôt à composer une masse incroyable de chansons, sous les influences de la musique folk dont la famille (le cercle) est friande.

Rencontre avec le jocker rose:

C'est par un certain Ricky Hopper, un ami du cercle (la famille) que Cathy doit sa carrière. En effet ce dernier fait écouter les cassettes rudimentaires enregistrées par la jeune prodige à un certain David Gilmour (le jocker, guitariste du Pink Floyd). Ricky a connu David en fac à Cambridge. En écoutant les cassettes, David (le jocker rose) fut impressionné par la voix de mogwai au timbre flûté de Cathy, mais aussi par son talent d'écriture et d'arrangement. De suite, le "Jocker rose" l'invite à enregistrer des maquettes dans son studio personnel (elle n'a que 15 ans à ce moment-là!). Malheuresement, Cathy n'est pas suffisamant convaincante au yeux du directeur artistique de la maison de disques. De ce fait, Le "jocker rose" (David) met sur pied de nouvelles séances de studio pour sa petite protégée, produite par un certain Andrew Powell (en Juin 1975). A ce moment-là Cathy quitte le lycée pour se consacrer uniquement sur sa musique.

Le KT Bush Band:

Cette fois, David Gilmour éveille l'intérêt d'EMI, le label de Pink Floyd, qui mettra quand même un an avant de signer un contrat discographique et d'édition avec Kate. En attendant celle-ci ne perd pas son temps en suivant des cours de mime avec le très gay Lindsay Kemp (Tout comme David Bowie avant elle), et surtout des cours de danse. Ne sachant pas trop quoi faire de cet espoir au potentiel pourtant évident, EMI laisse encore une année avant de lui faire enregistrer son premier album (durant l'été 1977). Mais c'est au printemps précédent que Kate forme son groupe (le KT Bush Band) avec lequel elle se produit dans les pubs de Londres. Ce dernier pratique pas mal de reprises des Stones. La formation de ce groupe se compose de son frère Paddy et de Brian Bath (tout-deux guitaristes), de Charlie Morgan à la batterie, mais surtout de Del Palmer (à la basse), qui ne tardera pas à devenir son boyfriend...

Un coup de pied "Rebel et Pilot":

Pour le producteur Andrew Powell; pas question d'utiliser ces musiciens inexpérimentés en studio (mais on les retrouvera sur les disques suivants). Il leur préfère les membres du groupe d' EMI: les "Rebel et Pilot". Pour tâter le terrain, un 45T doit paraître (en novembre 1977): "Wuthering Heights" (inspiré du roman: "Les Hauts De Hurlevent"). La pochette initialement envisagée déplaît à Kate, qui obtient une modification de celle-ci. Finalelement sorti en janvier 1978, le single casse complètement la baraque dans les charts, pour se retrouver n°1 en Angleterre (de Janvier à Mars 1978), n°3 pour son premier album "The Kick Inside".

A l'évidence l'étoile "Kate Bush" est née !

Top Of The Pop:

Le Succès du single "Wuthering Heights" n'était pas dû au hasard: En effet le deuxième single "The Man With The Child In His Eyes" (La première composition de Kate en 1969 (Elle n'avait que 11 ans !!)) est classé n° 6 dans les charts (en Juillet 1978). Suite au succès de l'album "Kick Inside", EMI demanda à Kate d'enregistrer un deuxième album (Et cela sous une certaine pression de la maison de disques...) Kate demanda conseil à son "Jocker": David Gilmour. Ce dernier lui recommande le Studio "Super Bear" en Provence ! Le résulta de cette nouvelle collaboration donna le jour à l'album "Lionheart": Un disque qui regroupe d'autres anciennes compositions de jeunesse de Kate. C'est en somme une "suite" de l'album "Kick Inside"... Mais là, le succès n'est pas au rendez-vous ! En effet le single "Hammer Horror" est seulement n°44 dans les charts (fin 1978) et ce suite à un boycott de la BBC pour cause de sujet scabreux. L'album parvient tout de même à la place n°6 au niveau des ventes. Le single "Wow" (avec une Video plutôt sexy) est n°15 en février 1979.

Le "Tour Of Life":

Début 1979, Kate se prépare à aborder la scène, avec un show très élaboré. Ceci pour être à la hauteur de ses clips video. Pour cela Kate s'entour de musiciens (La plupart du KT BUSH BAND), mais aussi de choristes de danseurs, et même d'un mime illusionniste. Vite complet, le "TOUR OF LIFE" parcourt la Grande Bretagne et l'Europe en Avril/Mai 1979 (concert à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 6 mai 1979) et fait partout un triomphe. Une tournée unique à ce jour pour Kate, et endeuillée dès le premier soir par la mort accidentelle de l'éclairagiste Bill Duffield. Pour aider sa famille, Kate donne trois shows au Hammersmith Odeon de Londres, en compagnie de Steve Harley, le chanteur de Cockney Rebel, et de Peter Gabriel. La rencontre avec ce dernier va se révéler fructueuse pour Kate. En effet, Peter découvre de nombreux points communs avec sa cadette. Il l'invite à faire des choeurs sur le single "Games Without Frontiers" et sur "No Self Control", il l'incite aussi à prendre en charge la production de ses propres disques, et lui fait découvir les possibilités du Fairlight: un des premiers synthés/ordinateur/samplers de plus d'un million de francs !

Vous trouverez un Scan en cliquant ici !
Vous trouverez une photo de Kate à Paris en 1979 en cliquant ici !

1980 L'année Babooshka:

Fin 1979, Kate reçoit une proposition pour écrire la chanson-thème du film James Bond - "Moonraker" - Elle refusa pour des raisons inconnues. Toujours fin 1979 Kate sort un 33T Live en octobre 1979 sous le titre "Live On Stage" qui se classera N°10 dans les charts. En Novembre 1979, Kate participa à un gala en faveur du "London Symphony Orchestra", puis à un autre 45T de charité "Sign Children Sing" avec Lesley Duncan et Pete Townshend. Debut 1980 est un moment très important pour Kate. En effet, dès Janvier 1980 Kate met en boîte un duo avec Roy Harper (Un ami de David Gilmour) sous le titre "You" (une superbe chanson très peu connue du grand public). Février 1980, Kate entre dans le Abbey Road Studio pour l'enregistrement de son 3ème Opus "Never For Ever" avec un certain John Kelly pour ingénieur du son. Kate dirige elle-même toute les séances de l'enregistrement de l'album. A sa sortie l'acceuil du public est très positif. En effet le premier single "Breathing" se classe directement N° 16 en Mai 1980. Mais la vraie bombe de cet album c'est "Babooshka" (N°7 en Juillet 1980). Un nom et un "personnage" qui se collera sur sa peau comme un tatouage gravé à vie ! Car même encore aujourd'hui beaucoup de personnes parlent de "Babooshka" pour désigner le personnage de Kate Bush. L'album "Never For Ever" parvient même sur la première marche des charts Anglais (dans la premère semaine de sa sortie). A ce moment-là Kate se fait connaître dans le monde entier grâce à ce single et à cet album (Sauf aux Etats Unis, toujours insensible à son inévitable charme). Le 3ème single sortie "Army Dreamers" se classe N°16 dans les charts (en Octobre 1980). Pour terminer l'année 1980, Kate sort un nouveau single pour les fêtes de Noel "December will be magic again". Celui-ci clôture une année 100% Kate Bush !

Up And Down:

Malgré tout ce succès, Kate est loin de profiter de ces triomphes, la star se sent confrontée dans l'exigence de sa démarche, et elle appronfondit ses expériences en studio. Pour l'année 1981 on peut noter la parrution d'un 45T "Sat in your lap" (N°11 an Août 1981), ainsi qu'une collaboration avec le chanteur Zaine Griff sur une chanson hommage à Lyndsay Kemp: "Flowers" (voir plus haut). 1982 marque la sortie de l'album "The Dreaming". Mais avant cela, Kate fait une apparition dans un show en faveur de la fondation du Prince Charles (le 21 Juillet 1982). L'album "The Dreaming" qui anticipe sur la sono mondiale se classe N°3 en Septembre 1982. En revanche le single du même titre se classe uniquement N°48 dans les charts (Le morceau est jugé non commercial par la press et par la maison de disques). Pire encore pour le single "There goes a tenner" qui n'entre même pas dans les charts. Cependant l'album "The Dreaming" reste une perle rare pour ses fans, car il a une certaine "magie" indéfinissable qui submerge l'esprit de son auditeur... Surtout avec les morceaux comme "All the love" (Kate nous fait une projection sur sa propre mort, avec les adieux de ceux qui l'ont aimé). Ou bien "Houdini", une autre perle rare de ce disque. Une nouvelle retraite prolongée suit ce semi-échec commercial, à peine meublée par un single destiné aux pays francophones, "Ne T'enfuis Pas", en Juillet 1983, et d'une K7 Video "The Singles File", réunissant les clips de Kate pour Noel 1983. Après cela c'est le silence. A ce moment là les rumeurs vont bon train dans les torchons anglais. Jugez plutôt: Kate serait alcoolique, fumerait cigarettes sur cigarettes, elle serait devenue obèse et incapable de composer !!

Retour de l'enfant prodige:

Mais tout ceci n'entame pas le moral de Babooshka ! Mais aura pour concequence un marquage distant avec les médias. Kate s'est remise à la danse, et elle a entrepris de faire construire un studio 24 pistes dans la ferme familiale. Ce qui lui permet de passer 18 mois sur l'enregistrement de l'album "Hounds Of Love". Ecriture et enregistrement se confondant avec l'utilisation massive du "Fairlight" sans tomber dans l'exercice de style "Techno-conception". Quand l'album paraît enfin en Septembre 1985, il est immédiatement N°1 dans les charts. Les fans ayant été rameutés par le single "Running Up That Hill" comme si Kate en Blanche Neige était devant chez-elle avec l'album sous le bras en criant: "A table les enfants, le dîner est prêt !". Le single "Running Up That Hill" se classe directement N°3 dans les charts anglais, et N°30 aux USA ! Suivi par le single "Cloudbusting" (avec la participation de Donald Sutherland dans le clip), puis la chanson titre "Hounds Of Love" et "The Big Sky" (Photo ci-contre). Ces titres prolongent l'impact du retour de l'enfant prodige (La fille du Floyd, via David Gilmour). 1986 c'est la sortie de la compilation "The Whole Story" (N°1 dans les charts fin 1986) avec un titre et une video inédite: "Experiment IV". A ce moment-là Kate a deux singles dans les charts: ce dernier plus "Don't Give Up" en duo avec son ami Peter Gabriel (en pleine gloire lui aussi à ce moment-là). Cette chanson raconte les difficultés d'un couple devant le chomage. L'album "Hounds Of Love" reste encore aujourd'hui le "Blockbuster" de Kate Bush. Autant pour ses fans que pour les médias.

Une nouvelle évolution:

En Octobre 1989 Kate enregistre son nouvel album "The Sensual World" dans son home studio avec son ami et compagnon Del Palmer, qui est toujours son bassiste et son ingénieur du son. Sur ce disque on retrouve de nombreux invités comme Alan Stivell et Nigel Kennedy ainsi que le Trio Bulgarka (Les voix Bulgares). (ref: Lire l'interview de Kate sur ce site pour plus d'info sur l'enregistrement de cet album). L'album se classe N°7 dans le Top 10 des charts-albums en Angleterre. En 1990 Kate fait une apparition plutôt étrange dans un film TV: "The Comic Strip TV Film" qui avait pour titre: "Les Dogs" ! Kate en robe de mariée se faisant barbouiller le visage avec du chocolat ! Octobre 1990 c'est la sortie du coffret "Boxed set" de Kate, sous le titre "This Woman's Work": C'est à dire de l'ensemble de ses albums plus deux CD d'une compilation inédite de titres rares (de 1978 à 1990) Ce dernier reste encore aujourd'hui un collector pour ses fans... 1991 Kate participe à l'album "Tribute" d'Elton John / Bernie Taupin sous le titre "Two Rooms" Kate se fait un plaisir en reprenant la chanson "Rocket Man" dans une version absolument géniale dans son interprétation... Le titre se classe N°12 en Décembre 1991.

Avant le grand silence:

En novembre 1993, Kate Bush publie enfin un nouvel album, "THE RED SHOES", dont le titre est inspiré par le premier film européen consacré aux coulisses de la danse classique, un film tourné en 1948 par Michael Powell. Une fois de plus, elle y a multiplié les collaborations. On y rencontre Eric Clapton, Jeff Beck, Gary Brooker, Prince. En 1994, Kate Bush réalise un film de quarante-trois minutes, "THE LINE, THE CROSS AND THE CURVE". C'est une sorte de longue vidéo musicale articulée autour de six chansons de l'album "The red shoes". On peut y voir notamment l'actrice anglaise Miranda Richardson et le mime Lindsay Kemp, un des premiers mentors de Kate Bush. Toujours en 1994, Kate Bush accepte d'écrire les musiques des neuf spots d'une campagne publicitaire pour Fruitopia, une marque de jus de fruits. Mais cela ne concerne que les Etats-Unis. En Angleterre, cette marque fera appel à Elizabeth Fraser des Cocteau Twins. Parallèlement, on peut retrouver Kate Bush sur l'album "THE GLORY OF GERSHWIN", qui a été produit par George Martin. Elle y interprète "The man I love", accompagnée à l'harmonica par Larry Adler. D'un naturel plutôt réservé, Kate Bush s'est toujours montrée discrète. Délibérément, elle a choisi d'espacer ses albums. Mais après "The red shoes", c'est le grand silence. Elle apparaît toutefois au générique de l'album "Again" d'Alan Stivell, où elle chante "Kimiad". Deux ans plus tard, on pourra la retrouver sur la compilation "COMMON GROUND (VOICES OF MODERN IRISH MUSIC)", où elle chante en gaëlique aux côtés de Bono, Adam Clayton, Elvis Costello, Sinéad O'Connor et Paul Brady.

Retour Aérien:

Depuis plusieurs années, Kate Bush partage la vie du guitariste Danny McIntosh dont elle a eu un fils, Albert, qu'elle appelle plus familièrement Bertie. Il est né en 1999, mais on ne l'a appris que bien plus tard. Le 18 janvier 2002, la chanteuse est remontée sur scène pour la première fois depuis quinze ans. C'était lors du concert de David Gilmour au Royal Festival Hall, où elle a interprété "Comfortably numb". Aujourd'hui, Kate Bush est enfin de retour avec le double CD "AERIAL". C'est un travail musical dense et varié, dont la réalisation a pris plusieurs années. Il associe des éléments de folk, de classique, de reggae et de samba pour en faire une musique pop ambitieuse et aventureuse. On y trouve même une touche médiévale dans un titre qu'elle a dédié à son fils et qui porte son nom : "Bertie". Comme "Hounds of Love" en 1985, "Aerial" est divisé en deux parties. La première, sous-titrée "A sea of honey", rassemble des titres qui n'ont pas de lien entre eux. Dans la seconde partie, "A sky of honey", l'unité d'ensemble est assurée par des chants d'oiseaux que l'on retrouve dans chaque titre. D'ailleurs la pochette du CD représente le spectre sonore du chant d'un merle, et non pas un alignement de montagnes au crépuscule, comme on pourrait le penser a priori. Kate Bush retrouve ici des musiciens avec qui elle a déjà travaillé dans le passé, par exemple Rolf Harris qui chante sur deux titres, ou encore Gary Brooker à l'orgue, et bien sûr son compagnon Danny McIntosh à la guitare. Le regretté Michael Kamen, disparu il y a deux ans et qui était son collaborateur régulier depuis 1985, avait eu le temps de signer les arrangements et de diriger le London Metropolitan Orchestra sur deux titres.


A Suivre...

Kate et Peter Gabriel:
Ci-dessous l'article publié dans la revue "Continent" N°2, 1987 écrit par Fanch:

Il est des périodes comme ça où tout arrive en même temps et c'est bien agréable: un album de Peter Gabriel (SO) qui marche très fort car très riche, un simple de Kate Bush (Experiment IV) et un album compilation (The Whole Story), et la rencontre des deux pour un morceau beau, pur et terriblement émouvant (Don't give up). Il est certainement écrit quelque part que des rencontres doivent se faire, que des collaborations soient inévitables, et si une potion magique existe pour ces situations-là, Peter et Kate sont sûrement tombés dedans quand ils étaient petits. Peter, depuis son départ de Genesis en 1975, prend plaisir à mener une carrière solo et à s'entourer de musiciens aussi divers qu'inventifs. Au fil de ses albums, il s'est forgé une image de compositeur dur et pur. Guère de concessions aux modes et autres impératifs commerciaux, au profit d'une musique intègre et juste. Un premier album en forme de kaléïdoscope baroque, bluesy, rock, d'un Peter heureux de prendre les choses en mains mais encore hésitant quant au chemin à suivre. Un second album très électrique, construit en collaboration avec Robert Fripp. Après un grand silence, l'année 1980 nous amène un troisième disque, qui derrière ses sillons traîne des petites découvertes qui vont servir à beaucoup d'autres. Des rythmes curieux, une batterie ENORME, des guitares tellement écorchées qu'on se demande si elles ont encore des cordes ! Bref, un nouveau terrain sonore qui va être l'occasion de la première collaboration Peter-Kate sur disque.

En fait celle-ci débuta à l'Hammersmith Odeon de Londres le 12 mai 1979 lors d'un concert dédié à Bill Duffield, spécialiste des effets spéciaux pour Peter comme pour Kate, qui fit une chute mortelle deux jours avant la première réprésentation de Kate Bush le 3 avril 1979 à l'Empire Theatre de Liverpool. Le concert rassembla Kate, Peter, Steve Harley et d'autres amis. Il en existe un enregistrement, où l'on peut entendre le duo s'exercer sur l'air bien connu "Let It Be", ainsi que sur "D.I.Y." et "The Woman with a child in her Eyes" (*voir explication à la fin). La deuxième collaboration s'effectuera le 28 décembre 1979 lors d'un "Christmas Show" de Kate sur la BBC 2 et dont l'invité spécial était Peter. Au cours de l'émission, encore un duo pour la merveilleuse chanson de Roy Harper "Another Day". Mais revenons au troisième album de Peter Gabriel: une chanson flippée d'un type un peu nerveux qui ne cesse de se demander comment faire pour arrêter. Arrêter de manger, et arrêter de faire mal à sa copine... Et derrière tout ça, une petite voix perfide qui répète: "No self-control". Pour "Games without frontiers", Peter cherchait une chorale de jeunes filles française. Mais qui pouvait remplacer un choeur de jeunes filles à elle toute seule ? Kate a révisé son français et au milieu des machines infernales qui rythment les jeux cruels des enfants qui jouent à la guerre, elle lâche à intervalles réguliers la petite phrase coupante. Et la vie continue, des voyages, une machine qui enregistre tout, et un quatrième album copieux comme tout, avec des images partout.

Un fabuleux voyage en Afrique en 6 mn, les indiens d'Amérique dépassés par les évènements à San Jacinto, un besoin de contact si brûlent que ça en devient inquiétant, un singe, et un magnifique mur de fleurs dédié à Amnesty International. SO nous arrive en mai 86 avec des chansons plus simples....où la recherche sonore laisse un peu la place à des compositions terriblement fouillées au niveau des arrangements et de la pureté du son. Un "Hit" se dégage tout de suite avec Sledgehammer qui permet enfin au fan d'entendre Peter sur toutes les radios (enfin!). SO nous offre aussi un superbe duo avec "Don't Give Up". Lui, chômeur au bord du suicide dans un pays où il n'y a pas de place pour les perdants et elle, essayant de lui donner des raisons d'espérer...car tu as des amis sur qui compter. Quoi de plus émouvant que de voir la ravissante petite Kate dans les bras d'un Peter déprimé ? Et pendant que vous y êtes, écoutez-donc Experiment IV (longue version), pensez-y, ne loupez pas la vidéo (de mieux en mieux), et si vous voulez vraiment que Kate remonte sur scène, il va falloir s'y mettre tous ensemble pour la convaincre ! Car malgré toutes les rumeurs, rien à l'horizon ! L'espoir suscité après son apparition sur la scène du Shaftesbury Theatre de Londres, les 4, 5 et 6 avril 1986 lors du "Comic Relief" a fait long feu... Une seule certitude, un album probable pour l'automne 87 (*voir explication). Pour Peter, c'est autre-chose, il a entamé sa tournée aux USA, et l'Europe sera visitée fin du printemps, début de l'été.

Article écrit à l'automne 1986. Merci à Fanch pour son autorisation de publication sur cette page.
Il existe seulement 2 numéros de cette revue (revue de C.Bourseiller).

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