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Une Interview de Kate est présente dans le magazine Rolling Stone (Edition française n° 37 - Février 2006) "La voix sans maître" par Philippe BADHORN
A signaler que Kate fait la couverture du nouveau mensuel MusicSound (numéro 1 du mois de mars 2006) ("magazine du home studio"). A l'intérieur, 12 pages sont consacrées à notre artiste favorie. On y décortique les différentes sonorités depuis ses premiers albums, ainsi que le matériel utilisé pour les mixages et la production des sons. C'est plutôt instructif. Le nouvel album "Aerial" est également analysé. Et il y a deux interviews de Eberhard Weber (contrebassiste) et Peter Erskine (batteur) qui ont participé tous les deux à Aerial. Merci à Gilles de Paris pour l'info.
Madame Figaro du 17/12/2005 KATE BUSH, POEMES POP par Jean-Luc WACHTHAUSEN: "Douze ans qu'on l'attendait, après "Babooshka" et "Hounds of Love", ses petites merveilles de pop symphonique et baroque. Après une longue retraite studieuse où elle a pris le temps de s'occuper de son fils, Bertie, Kate Bush est de retour. Sous la forme d'un double CD, intitulé joliment "Aerial" (chez Capitol Music) et sous-titré "A Sea of Honey" et "A Sky of Honey",la belle Kate nous entraîne dans son univers onirique et poétique illustré par des orchestrations et des ambiances sonores de toute beauté, avec choeurs d'enfants et chants d'oiseaux. Entourée de musiciens exceptionnels (le batteur Peter Erskine et l'organiste de Procil Harum, Gary Brooker), Kate Bush (elle-même au piano et aux claviers) rivalise de mélodies entêtantes et fait une belle place aux arrangements à cordes et aux instruments anciens qu'elle mélange aux riffs des guitares électriques. Difficile de résister à tant de charme."
La chronique parue dans Rolling Stone de novembre: Pêle-miel : Retour inespéré de la babooshka anglaise après douze années d'absence. par Isabelle Cardin: "Nous n'y croyons plus, mais il est là, Aerial, le nouveu double-album (!) de la diva anglaise. Reprenant l'idée des 2 faces de Hounds of Love (la première renfermant les singles, la seconde proposant un enchaînement de morceaux sous forme conceptuelle) et la développant cette fois-ci en deux albums d'une quarantaine de minutes chacun, Aerial s'appréhende donc comme deux oeuvres distinctes, bien que reliées par des sous-titres analogues ("A Sea of Honey" pour la première, "A Sky of Honey" pour la seconde). Le voyage sur cette mer de miel s'avère plutôt paisible pour le fan de la belle. En sept morceaux de cinq à six minutes en moyenne, on revisite tout son univers musical : les morceaux piano-voix (Mrs Bartolozzi, A Coral Room), les titres à l'atmosphère envoutânte façon The Sensual World (Joanni et le premier single King of the Mountain), les chansons plus groovy (How to be Invisible) et une jolie nouveauté, "Bertie", à l'ambiance médiévale, avec violes et tambourins. Bref, c'est beau, la voix de Kate donne toujours le grand frisson, mais niveau originalité, on reste un peu sur notre faim. Il est heureusement temps de s'envoler et de vivre aux côtés de Ms. Bush une journée d'été. réveillés en douceur par le gazouillement des oiseaux et le roucoulement des tourterelles, nous nous laissons embarquer dans ce qui se révèle assez vite comme un bouillonnement créatif sans frontières : travail sur les rythmes (du jazz à la drum&bass, voire aux beats disco), les sons (respirations, vibrations électroniques, samples de la vie courante), les instruments (piano et claviers bien sûr, mais aussi cordes, guitares flamenco, castgnettes et la présence récurrente d'une voix masculine). Même si certains passages sont particulièrement osés (Kate en duo avec un oiseau !), on retrouve ici le côté défricheur de son qui a toujours fait la force de la diva, à l'instar de son homologue masculin, Peter Gabriel. Aerial aurait pu se résumer à ce seul disque, mais Kate Bush a préféré nous offrir sept titres supplémentaires, en guise de bonus. Après une si longue attente, il serait malvenu de faire la fine bouche.
KEYBOARDS RECORDING de décembre 2005 par Philippe Ragueneau: "Douze ans après The Red Shoes, Kate Bush est enfin de retour, avec un double-album, et en bonne compagnie (des orchestrations signées Michael Kamen, décédé en 2003, Lol Creme de 10cc et Gary Brooker de Procol Harum aux choeurs...) pas une ride sur cette voix atypique, qui continue à n'en faire qu'à sa tête. S'aventurer dans l'univers de Kate Bush reste une expérience hors norme. A l'image de cet Aerial, composé de deux ensembles distincts. D'une facture "classique", le premier disque, A Sea of Honey, abrite sept chansons où l'on croise Elvis (le single King of the Mountain) et Jeanne d'Arc (Joanni et ses chuchotements en français). Une perle : l'entêtant How to be Invisible, à ranger parmi les classiques de l'artiste. Bouleversante quand il s'agit d'évoquer sa mère disparue (A Coral Room), Kate Bush déconcerte aussi, entre une Mrs. bartolozzi, ballade au piano autour d'une machine à laver, et un "Pi", variation sur le symbole pi....le second CD, A Sky of Honey, est autrement captivant. Disque concept (il se déroule d'un début d'après-midi jusqu'à l'aube), ce 24 heures version Kate Bush voit s'enchaîner neuf morceaux, dont deux dépassant les 7 minutes. A l'ère de l'iPod et du zapping musical, une hérésie réjouissante. Parti en douceur (chants d'oiseaux, nappes synthétiques, piano, murmure ), le disque s'emballe sur la fin (rythmique euphorique, refrain raveur "up up high on the roof"). Cent coudées au-dessus de la concurrence, Kate Bush signe alors en 42 minutes un petit chef-d'ouevre de musique impressionniste."
OPENMAG DEC05/JAN06 - Le magazine des labels musicaux: "Il est des artistes en constante évolution et d'autres qu'on prend plaisir à retrouver inchangés. Kate Bush est de ces artistes intemporels, dont l'univers prend le pas sur la modernité. Déjà 27 ans que la chanteuse nous séduit de ses mélopées charmeuses. 10 (sic) ans d'attente depuis Red Shoes..... Mais ce nouveau double-album foisonne de sonorités bigarrées qui ne cèdent qu'à une mélodicité sans faille. Un album de chansons sur le premier CD et un album plus concept sur le second, reprenant le cours d'une journée : l'aube, l'après-midi, le crépuscule et la nuit avec les effets de lumières et les chants d'oiseaux en point d'orgue. Un disque tout simplement unique, comme son auteur."
La critique d'Aerial dans ROCK & FOLK par ERIC DECAUX:: "Artiste intègre et véritable surdouée, Kate Bush a voulu dès ses débuts maîtriser son œuvre de bout en bout, composant, écrivant et par la suite produisant ses disques. Pendant les quinze premières années de sa carrière, elle a été assez prolifique, publiant sept albums avant de s’offrir une pseudo-retraite (marquée par la naissance de son fils Bertie) durant laquelle elle n’est pas restée pour autant inactive, continuant de composer et entasser matière à constituer ce nouvel exercice, à tel point d’ailleurs que le format double CD s’est vite imposé en raison du nombre de titres et aussi de la structure des compositions. Sur le premier volume intitulé A Sea of Honey, elle propose un recueil de chansons que l’on peut qualifier de classiques avec, comme d’ordinaire, des mélodies et textes soignés, des arrangements tout en finesse et cette superbe voix qui n’a rien perdu de sa superbe. Sur le second, A Sky of Honey, le projet est nettement plus ambitieux : une suite conceptuelle en neuf parties construite autour du déroulement d’une journée, de l’après-midi à l’aube aux rythmes des lumières et des chants d’oiseaux. Un univers quasi magique dans lequel la fée Bush fait des miracles, entraînant l’auditeur dans son univers poétique empreint d’onirisme. Kate réussit même par moments à provoquer l’émerveillement comme par exemple sur le titre « Aerial », lorsqu’elle met en scène un improbable duo entre ses éclats de rire et des roucoulements de volatiles qui s’envolent sur des rythmes quasi guerriers vers un solo de guitare dithyrambique. Final à l’image de ce double album simplement magistral."
Le Figaro Magazine du 3 décembre dans lequel on peut trouver une chronique de Aerial par Alexandre Fillon: "Combien d’entre nous ont grandi en écoutant Babooshka ou Running Up That Hill ? Une voix unique et sensuelle, de smélodies entêtantes, des arrangements raffinés et ambitieux étaient alors la marque de fabrique de cette Anglaise incroyable. Douze ans après un The Red Shoes en demi-teinte, Kate Bush revient enfin aux affaires avec un double album de seize morceaux, Aerial, partagé entre la mer et le ciel. Il était temps. Du temps, il convient aussi d’en prendre pour découvrir pleinement cette merveille, à la fois solaire et déroutante, qui s’inscrit dans la continuité d’une œuvre déjà bien remplie. Kate Bush n’a fait ici aucune concession aux modes, ne cherchant ni le tube ni la facilité. Entourée notamment de Gary Brooker (l’ancien leader de Procol Harum), Eberhard Weber (connu pour ses classiques chez ECM) ou Peter Erskine (qui fit partie de Weather Report), Mrs. Bush montre qu’elle n’a rien perdu de sa splendeur ni de son ampleur. Enveloppantes, incarnées, ses mélodies puisées au fond d’elle-même s’ouvrent progressivement comme autant de bouquets de fleurs. Un disque riche et pur où tout semble être à sa juste place."
Article sur Kate Bush signé Emmanuel Marolle du journal Le Parisien du Mercredi 16 Novembre 2005: "UN NOUVEAU Kate Bush ? On avait fini par ne plus y croire. Et pourtant le voilà, « Aerial », son premier disque depuis douze ans et son « Red Shoes », un rien décevant. Devenue maman, la créatrice de « Babooshka », désormais âgée de 47 ans, s'était mise en retrait du monde de la musique, laissant le champ libre à une nouvelle génération de jeunes filles. Björk à Fiona Apple en passant par Tori Amos ou Emilie Simon : toutes ont emprunté la voie initiée par l'artiste anglaise il y a près de trente ans, comme auteur, compositeur, interprète, productrice, réalisatrice, chanteuse-chercheuse qui n'a besoin de personne pour signer des disques migistraux, tel l'inoubliable « Hounds Of Love » en 1985. La redécouvrir inspirée, brillante, tient presque du miracle. « Aerial », double album de seize titres, est du grand Kate Bush, tel qu'on n'osait pas en rêver pendant ces douze années d'absence. Il y a d'abord la voix, intacte, mélange d'étangeté et de douceur, reconnaisable dès les premières secondes de « King Of Mountain », le single envoûtant qui ouvre l'album. Ensuite, elle tourne autour d'une ritournelle folk dans « Pi », pur moment de grâce, ou vocalise sur une ambiance quasi médiévale sur « Bertie ». A côté de ces audaces tout en finesse, Kate Bush se met au piano pour de splendides morceaux intimistes, tels « Mrs Bartolozzi » ou « A Coral Room ». Le deuxième CD, moins surprenant, abrite cependant quelques joyaux comme « Sunset », aux guitares hispaniques, ou le délicat « Somewhere in Between », joué en apesanteur. Cet album intemporel, loin de tout effet de mode, porte bien son nom: « Aérien », planant très haut au-dessus de la mêlée."
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